Vous êtes ici



Le maintien de l’élevage en zone de montagne

Pourquoi les producteurs du Massif central se sont-ils si fortement mobilisés autour de la démarche lait de montagne ?
Car l’élevage est la clé de voûte de ce territoire et s’il venait à disparaître, le Massif central en sortirait sinistré.

 
Le Massif central fait partie de ces zones sensibles où le maintien de l’activité agricole permet de conserver une densité minimale de population.

Mais, cela fait plus de quinze ans maintenant que 3 à 6 % des exploitations laitières disparaissent chaque année avec en parallèle une augmentation considérable de l’âge moyen des chefs d’exploitation en activité.

Il faut savoir que :

  • Le phénomène risque de s’intensifier avec des charges de production qui ne cessent d’augmenter. Les éleveurs en zone de montagne ont des coûts de production 30 % plus élevés que les producteurs de plaine sans que la Politique Agricole Commune (PAC) ne vienne réellement compenser cet écart.
  • Le fait que la densité de collecte soit plus faible en montagne lié à des volumes moins importants collectés par exploitation et qu’il y ait des contraintes de collecte dues au réseau routier, les producteurs se retrouvent sous la menace d’un arrêt de collecte lorsque les entreprises ne pourront plus supporter les surcoûts que cela implique.

C’est la raison pour laquelle l’APLM souhaite ancrer cette production au territoire en agissant :
trouver de nouveaux débouchés au-delà notamment de la production fromagère, créer une valeur ajoutée supplémentaire pour le lait de consommation et permettre aux producteurs d’aujourd’hui et de demain de vivre dignement de leur métier, de leur passion.